Exécutant(s) : Faïencerie de Sarreguemines
Période de production : vers 1922
Aile(s) : Non décorée
Légende(s) : Le titre de la série est inscrit en lettres capitales d'imprimerie alors que les dialogues de l'assiette sont écrits en lettres minuscules. Les deux légendes suivent la forme arrondie de l’assiette
Marque(s) de fabrique :
http://sarreguemines-museum-base-assiettes.fr/index.php/b/item/925-blocus-de-phalsbourg-le#sigProId4605f89f68
Observations : Les vignettes sont signées Frédéric Régamey.
En 1922, la ville de Phalsbourg célèbre les écrivains alsacien Émile Erckmann (1822-1899) et Alexandre Chatrian (1826-1890). À cette occasion, une souscription est lancée en 1921 afin de passer une commande pour la réalisation d'une série décorative auprès de la faïencerie de Sarreguemines. Elle illustre l'un des romans des auteurs, Le Blocus, édité pour la première fois en 1866.
Vignette : Les vignettes sont polychromes, non cerclées, numérotées
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Puisque tu veux connaître le blocus de Phalsbourg en 1814, me dit le père Moïse de la rue des Juifs, je vais tout te raconter.
Puisque tu veux connaître le blocus de Phalsbourg en 1814, me dit le père Moïse de la rue des Juifs, je vais tout te raconter.
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"Maréchal, voici notre homme ! Lui dit Zimmer. C'est un de mes anciens camarades d'école, Samuel Moïse, un gaillard qui court le pays depuis trente ans et qui connaît tous les villages d'Alsace et de Lorraine."
"Maréchal, voici notre homme ! Lui dit Zimmer. C'est un de mes anciens camarades d'école, Samuel Moïse, un gaillard qui court le pays depuis trente ans et qui connaît tous les villages d'Alsace et de Lorraine."
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"O noble vin consolateur, réparateur et bienfaiteur des pauvres hommes dans cette vallée de misères ! O vénérable bouteille, vous portez tous les signes d'une antique noblesse".
"O noble vin consolateur, réparateur et bienfaiteur des pauvres hommes dans cette vallée de misères ! O vénérable bouteille, vous portez tous les signes d'une antique noblesse".
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Le gouverneur : "Que voulez-vous qu'on fasse d'une pareille patraque ? Vous voyez bien qu'il ne peut pas se tenir sur ses jambes".
Le gouverneur : "Que voulez-vous qu'on fasse d'une pareille patraque ? Vous voyez bien qu'il ne peut pas se tenir sur ses jambes".
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"Une…deuse ! Une…deuse ! - Halte…Fixe !" Moïse, efface tes épaules ! Moïse, rentre ton nez dans les rangs ! Attention…Portez armes ! Ah vieille savate, tu ne seras jamais propre à rien.
"Une…deuse ! Une…deuse ! - Halte…Fixe !" Moïse, efface tes épaules ! Moïse, rentre ton nez dans les rangs ! Attention…Portez armes ! Ah vieille savate, tu ne seras jamais propre à rien.
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Oui, oui, c'est bon !... Mais il ne s'agit pas de ça ! Voyons ma chambre mon lit. On ne me paye pas avec de belles paroles, moi ; le sergent Trubert est connu.
Oui, oui, c'est bon !... Mais il ne s'agit pas de ça ! Voyons ma chambre mon lit. On ne me paye pas avec de belles paroles, moi ; le sergent Trubert est connu.
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De temps en temps je regardais Sorlé tout indigné ; mais elle riait toujours elle donnait toujours les meilleurs morceaux au sergent, etlle remplissait toujours son verre.
De temps en temps je regardais Sorlé tout indigné ; mais elle riait toujours elle donnait toujours les meilleurs morceaux au sergent, etlle remplissait toujours son verre.
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Les vétérans sur les deux côtés des voitures, le fusil sous le bras, escortaient mes douze pipes comme le tabernacle ; Heitz conduisait les chevaux, le sergent et moi nous marchions derrière.
Les vétérans sur les deux côtés des voitures, le fusil sous le bras, escortaient mes douze pipes comme le tabernacle ; Heitz conduisait les chevaux, le sergent et moi nous marchions derrière.
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"Ah ça ! Vous autre, tâchez d'emboiter le pas ! Notre patrouille est pour empêcher les feu de se déclarer quelque part ; aussitôt qu'on verra rouler un obus, Moïse courra dessus arracher la mèche !"
"Ah ça ! Vous autre, tâchez d'emboiter le pas ! Notre patrouille est pour empêcher les feu de se déclarer quelque part ; aussitôt qu'on verra rouler un obus, Moïse courra dessus arracher la mèche !"
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Mais tout à coup, il recommençait d'une autre manière plus douce, il parlait plus lentement… Il racontait la vie du pauvre paysan et de sa femme qui n'avaient plus qu'une seul consolation une seule espérance sur la terre : leur enfant !
Mais tout à coup, il recommençait d'une autre manière plus douce, il parlait plus lentement… Il racontait la vie du pauvre paysan et de sa femme qui n'avaient plus qu'une seul consolation une seule espérance sur la terre : leur enfant !
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